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Apprentissage
Tout apprentissage comprend plusieurs étapes: l’enregistrement, l’encodage et finalement la restitution. A chaque stade une approche pédagogiquement fondée s’impose.
Afin de savoir apprendre nous avons besoin de comprendre et de pouvoir mémoriser, car sans mémoire pas d’apprentissage. Considérons de plus près l’organe qui nous permet l’acquisition d’une langue: notre cerveau!
Notre cerveau se compose de deux moitiés bien différentes, chacune plus ou moins spécialisée dans différentes tâches.
Le cerveau gauche
Le cerveau gauche est notre partie analytique. Il compare, il contrôle, il compte. Ce cerveau est situé dans le temps et l’espace. Toute information venant de l’extérieur est filtrée avant d’être encodée. Si une discordance se présente, le cerveau est capable d’escamoter cette information erronée afin de préserver la logique. C’est cette fonction de filtrage qui nous rend la vie difficile lors de l’apprentissage de nouveaux mots, qui en premier lieu nous semblent incongrus, bizarres, non-conformes aux éléments déjà présents dans notre banque de données.
Malgré ce filtrage, ce même cerveau nous permet toutefois de survivre dans le monde extérieur.
Le cerveau droit
Le cerveau droit, par contre, n’est pas relié au temps-espace. Il est un peu comme nos rêves: nous sommes sans temporalité, hier, aujourd’hui et demain au même instant et ici et ailleurs en un clin d’œil. Ici pas de filtrage, tout entre tel quel! Au fait dans notre plus jeune enfance notre cerveau gauche n’est pas encore développé pour permettre le filtrage des mots que nous entendons, d’où l’apprentissage quasi immédiat et spontané des langues. Nous acquérons le sens de la langue sans véritable étude, mais de façon automatique.
Notre société occidentale s’adresse trop souvent à notre cerveau gauche, délaissant les capacités extraordinaires que recèle notre cerveau droit. La suggestopédie s’adresse spécifiquement à cette partie du cerveau sans en exclure l’autre, mais pour le démultiplier.
Mémoire
Notre cerveau est constitué de millions des cellules nerveuses, appelées neurones, qui sont toutes interconnect%eacute;es. Toutes sortes d’interconnexions sont possibles. Ces connexions sont appelées synapses. C’est au niveau de ces synapses que le courant électrique court dans les neurones et est transmis via des substances chimiques, connus sous le nom de neurotransmetteurs.
Le courant dans les neurones, appelé potentiel d’action, induit la sécrétion du contenu des petites vésicules au niveau du neurone émetteur, créant une forte concentration de neurotransmetteurs dans la synapse. Ces neurotransmetteurs vont se coller au niveau des récepteurs, situés sur la membrane de neurone récepteur. Cette conjonction entre le neurotransmetteur et le neurorécepteur produit un courant électrique, lequel est transporté par le neurone au suivant.
Certains neurotransmetteurs sont connus du public comme la sérotonine, dans la dépression, la noradrénaline, l’acétylcholine et plus précisément la dopamine, qui jouent un rôle majeur dans le processus de mémorisation.
Les réseaux
Notre cerveau est en fait un conglomérat des différents réseaux de neurones, interconnectés entre eux. Les différents réseaux sont également interconnectés. Chaque réseau utilise un neurotransmetteur spécifique, formant des réseaux soutenus par la noradrénaline, par la sérotonine et par la dopamine. En réalité plusieurs neurotransmetteurs peuvent opérer dans un même réseau. En fait la complexité d’un réseau cérébral fait rêver plus d’un internaute.
La mémoire n’est pas située dans un lieu spécifique du cerveau. En réalité, un rappel de mémoire coïncide avec l’activation d’une partie d’un réseau, comme un éclair qui suit un itinéraire sur le réseau. Chaque parcours coïncide avec un souvenir spécifique. Comme tous les réseaux sont interconnectés ils captent également l’éclair de ce souvenir. Plus l’éclair est fort, chargé d’émotions, plus les autres circuits seront activés.
Répétition
Nous savons depuis l’antiquité que la répétition est la base de toute mémorisation. Ceci coïncide avec le fait que la transmission du courant entre les neurones est régit pas des enzymes. Leurs stimulations répétées augmentent leur production et facilite le parcours de l’éclair souvenir.
La répétition soutenue pendant cinq fois semble donner les meilleurs résultats.
Cette stimulation des enzymes provoque leur synthèse accrue.
Comme nous l’avons mentionné ci-dessus, les réseaux sont interconnectés.
Cette interconnectivité est à la base de l’effet des nos associations. Plus l’éclair du souvenir était fort plus les réseaux voisins seront stimulés et permettront des associations portées pas ces réseaux connexes.
Souvenirs couplés
Le processus d’association peut être utilisé consciemment. Les associations les plus performantes sont celles qui sont amusantes, fortes et originales. En fait, nous allons connecter un nouveau parcours éclair à d’anciens parcours déjà bien établi.
Les fortes associations engendrent une plus forte stimulation du réseau concerné et de fait une activation plus accrue des réseaux voisins.
Concrètement les nouveaux mots doivent-être présentés et appris dans des phrases comprenant des mots connus et des mots inconnus. Ceci facilite la mémorisation. Ce sont nos phrases-clés.
Synesthésie
Notre survie dépend fortement de notre rapidité de réaction face aux dangers venant de l’extérieur. A cette fin tous nos sens sont interconnectés permettant d’intégrer quasi immédiatement les informations enregistrées. Ce n’est qu’à l’âge adulte que nos sens se distinguent et se séparent. Dans notre jeune enfance nos sens forment un tout donnant lieu à des mélanges parfois étonnant. Voir la musique, entendre des goûts, sentir l’odeur d’une couleur. Phénomène rencontrés en bas âge, il devient pour ainsi dire pathologique à l’âge adulte et est alors appelé synesthésie. Cet état décrit comme pathologique peut en fait nous servir dans la mémorisation. La concordance des sens nous permet d’augmenter la mémorisation, de la même façon que les associations décrites ci-dessus.
Suggestopédie appliquée
Dans la suggestopédie les éléments précités sont tous pris en compte dans l’apprentissage des langues.
Six étapes constituent le processus de la suggestopédie: l’accueil, la guidance vers le thème du jour, le concert d’apprentissage, la phase d’exercice et d’activation, l’intégration mentale et le rite de clôture.
Le fil rouge dans les différentes étapes est de créer un relâchement de notre cerveau gauche par un accueil chaleureux, en tâchant d’obtenir un état de réceptivité vers le cerveau droit. La guidance vers le thème du jour adresse une première fois le sentier mémoire dans notre cerveau et sensibilise déjè plusieurs sens.
Le concert d’apprentissage est en quelque sorte l’apogée, le point culminant où tous les sens sont adressés, lecture sur différents tons pour les élèves, soutenue par une musique légère classique, le tout créant un état de réceptivité avivée (cerveau droit) et adressant plusieurs sens en même temps (synesthésie).
Les nouvelles connaissances langagières sont présentées sous forme d’histoire ou de dialogue, stimulant ainsi l’association.
La phase d’exercice et d’activation ne fait que jouer sur le principe fondamental de la mémoire, c’est-à-dire la répétition.
L’intégration mentale se réalise par la création par l’élève lui-même d’un Mindmap des ses acquis. Une fois de plus le visio-audio-spatial est activé, permettant un ancrage mnémonique plus performant.
Le rite de clôture se focalise non seulement sur les acquis de l’unité mais éégalement sur l’ambiance et le vécu émotionnel du participant. Une nouvelle étape dans le processus cerveau droit (émotions) cerveau gauche (logique rationnelle).
Méthodologie
L’efficacité de notre enseignement
repose sur :
la juste définition de vos objectifs et l ‘utilisation
de vos propres documents de travail.
la juste définition des techniques et programmes d’apprentissage
selon le profil d’apprentissage de chaque individu.
L’utilisation de matériel et d’équipements
pédagogiques actualisés.
La création d’un climat
de confiance propice à l’étude dans un
environnement serein, relaxant, ludique, artistique.
La sollicitation de l’ensemble de vos talents et facultés
d’apprentissage et non uniquement intellectuels selon
les principe de l’enseignement holistique chers à
la suggestopédie.
Nous ne jurons pas par une méthode
‘sacro-sainte’ mais nous nous engageons à
mettre en œuvre un contrat d’apprentissage : le
vôtre, en fonction de vos besoins et de votre rythme.
L'audio-Psycho Phonologie
L'audio-Psycho Phonologie est issue, en
1957, des travaux du docteur Alfred TOMATIS,
O.R.L., spécialiste des troubles de l'audition et du
langage. Elle prend en compte les relations qui existent,
d'une part, entre l'oreille et la voix et, d'autre part, entre
l'oreille et le psychisme.
TOMATIS
La méthode Tomatis a été fondée
dans les années cinquante par Alfred Tomatis , oto-rhino-laryngologue
français. Sa méthode, inédite à
l’époque, se fonde sur les relations existant
entre l'oreille et la voix, et entre l'écoute et la
communication. Dans ses applications à l’enseignement
des langues étrangères, comme dans d’autres
domaines, il s'agit en fait d'une pédagogie de l'écoute
dans la mesure où elle permet d’accroître
sensiblement le désir de communiquer en apprenant à
utiliser au mieux le système auditif dont l’apprenant
dispose.
La méthode Tomatis travaille sur la fonction d’écoute
par une éducation de l’oreille. La voix et notam-ment
son timbre étant en grande partie liée à
la qualité du système auditif. On ne peut dire
que ce que l’on entend bien. Une bonne oreille est indispensable
pour l’apprentissage d’une nouvelle langue étrangère
dans la mesure où elle permet d’analyser les
sons indispensables pour bien la parler, surtout lorsque ces
sons sont différents de ceux que l’apprenant
aura déjà engrammés dans sa langue maternelle
ou celles successivement acquises. Le projet « Audio-Lingua
» réalisé entre 1993 et 1996 avec le soutien
de la Commission des Communautés européenne,
dans le cadre du programme « Socrates », que le
Système Tomatis d’entraînement à
la Perception sonore (STEPS) permet un gain de 50 % sur les
temps d’intégration de la langue apprise.
Il faudra donc, par une véritable gymnastique auditive
habituer l’oreille à percevoir et à analyser
des gammes de fréquences et des rythmes très
variés propres à chaque langue à intégrer.
La disponibilité de l’oreille à réaliser
ces différenciations phonétiques s’appelle
la sélectivité. Cela peut se faire à
la suite d’un test d’écoute ou d’un
test d’aptitude à l’apprentissage d’une
langue étrangère organisé par Language-spa
avec les praticiens du réseau de l’APP (audio-psycho-phonologie).
Une cure préparatoire de quelques séances suivies
avant le cours d’immersion linguistique permet de gagner
en moyenne une centaine d’heures de formation et procure
à l’apprenant un confort d’apprentissage,
une aisance et une confiance inégalées.
Bandes passantes : chaque langue se parle dans une gamme de
fréquences spécifique et privilégiée.
L’oreille humaine peut percevoir des sons dans une gamme
de fréquences allant de 16 hertz à 16000 hertz.
Les bandes passantes propres à chaque langue sont les
zones fréquentielles à l’intérieur
desquelles l’analyse des phonèmes est réalisée
avec le plus de précision et diffèrent dans
une mesure plus ou moins considérable d’une langue
à l’autre. Ainsi, l’allemand et le néerlandais
ont un territoire fréquentiel allant de 125 à
3000 hertz alors que celui du français s’étend
de 125 à 275 Hz et de 1000 à 1900 Hz, l’anglais
de 2000 à plus de 12000, l’américain de
1000 à 4000, le russe de 125 à 4000. il n’est
donc pas surprenant que le francophone dont le territoire
auditif privilégié s’arrête là
où l’anglais commence ait du mal à l’entendre
et de là à bien le parler. La pente ethnique
est un autre paramètre qui correspond à l’allure
générale de la courbe d’écoute
typique de la posture d’une langue donnée et
qui, lorsqu’il s’agit de la langue maternelle,
sera compatible ou non avec la langue à étudier.
Le temps de latence est un troisième paramètre
qui varie avec chaque langue et correspond au temps qu’un
apprenant met à s’autocontrôler dans la
langue maternelle et dans la langue étrangère.
Un test d’aptitude à l’apprentissage d’une
langue étrangère organisé par Language-spa
avec les praticiens du réseau de l’APP (audio-psycho-phonologie)
permet de calculer avec plus de précision le temps
que l’apprenant mettra à acquérir les
niveaux de maîtrise (parlé, lu, écrit)
dans les domaines choisis de la langue à étudier
ainsi que les avantages que lui procurerait une cure d’écoute
préparatoire. Si elle apparaît opportune dans
son cas. Cette cure d’écoute permet d’accélérer
considérablement le processus d’apprentissage
et la qualité de la prononciation et de l’intonation.
Cette technique consiste à filtrer des textes dans
la fréquence privilégiée de la langue
à étudier
Test d’écoute : Lors du bilan de départ,
Language-spa réalise avec l’APP – méthode
Tomatis un test d’écoute qui donne des renseignements
précis sur la manière dont l’apprenant
se sert de son oreille : comment il se met à l’écoute,
comment il communique. Nous découvrons également
ses facultés de concentration, de récupération,
d’apprentissage, son état de détente ou
de tension. Nous voyons aussi comment il décode son
environnement: privilégie-t-il l’affectif, le
rationnel, la créativité etc. ? Ce test contribue
à déterminer dès le départ une
orientation adéquate pour le programme de cours de
langues intensif en préconisant l’immersion linguistique
la plus adaptée.
Cure d’écoute : textes de langue étrangère
‘filtrés’ pour les écouter comme
si vous y étiez né
Si une cure s’avère opportune, un programme de
séances d’écoute sous oreille électronique
(mis au point par le Dr. A. Tomatis et développé
par la suite sous d’autres appellations tels que le
cinéphone, l’émulateur de sons) qui, en
activant les muscles de l’oreille moyenne améliore
sensiblement l’écoute, la sélectivité
dans la différenciation des sons, la concentration
et ainsi les résultats d’un cours de langue intensif.
Des textes « filtrés » dans la fréquence
privilégiée de la langue à étudier
permettront de recréer les conditions d’apprentissage
d’une langue ressentie comme ‘maternelle’
même s’il s’agit d’une langue étrangère
à parfaire ou à acquérir.
La suggestopédie, la désuggestopédie
: mieux-être pour mieux apprendre
Le Dr. Georgi Lozanov
, médecin, psychologue et chercheur à l’Université
de Sofia est l’un des grands pionniers, dont les travaux
sur l’application de la suggestion et de l’hypermnésie
dans le domaine de l’enseignement ont donné lieu
à un système inédit qui est aujourd’hui
utilisé dans le monde entier et continue à être
affiné par les méthodologues de nos meilleures
universités.
Le Dr. Lozanov a démontré que dans un milieu
d’apprentissage soigneusement orchestré, on peut
accélérer de 3 à 10 fois le rythme d’apprentissage
tout en favorisant un contexte agréable et relaxant
comme on le retrouve dans le concept d’immersion totale
développé par language-spa.com
Lozanov et les émotions positives
Les recherches ont démontré que l’efficacité
de la mémoire dépend largement du lien que l’on
peut établir entre ce que l’on connaît
et ce que l’on apprend. Ce lien est facilité
par la création d’émotions positives qui
amènent l’apprenant à améliorer
sa confiance. Une atmosphère relaxante, de bien-être,
chaleureuse et non compétitive permet aux participants
de retirer les bienfaits en termes de mise en disponibilité
du cerveau et d’accélération de l’apprentissage.
Et ce climat favorable se retrouve dans la sensation de sécurité
qui se transmet aux apprenants. Ils abandonnent ainsi progressivement
un comportement défensif et une tendance à se
bloquer face aux connaissances et aux schémas nouveaux.
Ils deviennent de plus en plus ouverts aux nouveaux acquis
grâce aux plaisirs que ceux-ci peuvent apporter. Au
Language-spa cette prise de confiance s’exprime spontanément
dans l’aisance avec laquelle les stagiaires conversent
à table avec leurs professeurs et les invités
du jour, lors des moments de détente et de balnéo,
dans un milieu familial, de convivialité chaleureuse.
Mémoire
En réalité, le système repose sur une
compréhension et une utilisation des différents
fonctionnements de la mémoire à court terme
et de la mémoire à long terme. Il fait appel
à ces deux réseaux en sollicitant les différentes
logiques et formes inhérentes à chacun d’entre
eux. Pour y parvenir, il convient que l’enseignement
se fasse à base de stimuli forts (à l’attention
de la perception directe et ayant comme destination la mémoire
à court terme) et d’autre part à base
de stimuli faibles (à l’attention de la perception
périphérique et ayant comme destination la mémoire
à long terme. C’est ainsi qu’au Language-spa
un niveau de cours sera émergé et l’autre
immergé. Le premier s’adressera à la dimension
consciente, rationnelle, analytique et volontaire de l’élève,
le second visera plutôt la partie intuitive, affective,
synthétique et spontanée de la personnalité.
Il pourra ainsi être fait appel à l’expression
artistique (dessin etc…) à des chansons apprises
qui contiennent ‘par hasard’ certaines structures
ou modèles… Le formateur aura soin de relever
avant tout ce que les stagiaires disent de bien, tout en prenant
bonne note de leurs fautes, les corrigeant à leur insu,
ce qui donnera aux fauteurs l’impression de s’être
eux-mêmes corrigés. Telle que pratiquée
au Language-spa, cette méthode permet un gain de 200
à 300 % par rapport aux méthodes plus traditionnelles.
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